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L'histoire...
Le Horse-Ball tient ses origines du Bouzkachi, jeu pratiqué par les Afghans. L'activité séparait deux équipes qui devaient « s'arracher le cadavre d'une chèvre décapitée ». Le Bouzkachi se pratiquait dans les steppes ainsi que sur les hauts plateaux désertiques. On suppose également que le Horse-Ball aurait des liens avec le Pato argentin. Ce sport, réputé dangereux, consistait à tirer sur un sac en cuir contenant un canard. L'équipe qui n'avait pas réussi à attraper le canard, devait courir après l'adversaire pour tenter de soutirer le petit animal. Mais le Pato argentin est interdit en 1882 mais refait rapidement son apparition en France grâce au Capitaine Clave qui en change les règles. Dès lors, nait le Horse-Ball, que l'on trouve sous le nom de Pato Indoor.
C'est en 1977, au Salon du Cheval, que se déroule le premier match de Pato Indoor et connait un véritable succès. C'est à cette même époque que les Jeux Equestres font véritablement leur apparition. Puis en 1979, ont lieu les premiers Championnats de Jeux Equestres où le Pato Indoor est à l'honneur. C'est d'ailleurs cette même année que le Pato Indoor est renommé en Horse-Ball. Mais c'est à la fin des années 1980 que le Horse-Ball obtient une renommée internationale.
A ce jour, huit nations participent aux Championnats d'Europe et ont une activité suivie et structurée de horse ball, le plus souvent rattachée à leur Fédération Equestre nationale : Allemagne, Autriche, Belgique, Espagne, France, Grande-Bretagne, Italie, Portugal. Le Horse Ball est bien un sport d'équipe qui se situe dans la lignée des activités du 21è. siècle venues bousculer les disciplines classiques en apportant une mentalité nouvelle et un esprit plus « fun ». Il s'adresse aussi bien aux hommes qu'aux femmes, les sport étant mixte.
Cette discipline s'inspire d'abord du basket-ball, dont on retrouve l'adresse et la rapidité du mouvement de la balle, ensuite du rugby pour sa vivacité et son jeu de passes, et enfin de la voltige qui procure équilibre et agilité. La tradition équestre est omniprésente tant dans la présentation, que dans le respect de l'adversaire ainsi et surtout dans le dressage et les soins apportés aux chevaux .
Le règlement de cette discipline sérieuse et sévère quant au respect du cheval (contrôle et présence vétérinaire avant et pendant les rencontres) est conçu afin de garantir un maximum de sécurité aux cavaliers et à leurs chevaux.
Le jeu
Un match dure 20 minutes soit deux périodes de 10 minutes, séparées d'une mi-temps de 4 minutes. Chaque capitaine d'équipe peut demander deux temps morts de 30 secondes chacun par mi-temps.
Deux équipes de 6 cavaliers et 6 chevaux (dont 4 sur le terrain et 2 en réserve sur le bord de la touche) s'affrontent, balle en main. Après avoir effectué au moins trois passes entre trois cavaliers différents de la même équipe, ils vont tenter de lancer la balle dans un goal (photo 1) situé en hauteur et se trouvant à chaque extrémité d'un terrain rectangulaire (min. 60 m x 20 m). L'équipe qui marque le plus de goals remporte le match. Le ballon (photo 2) muni de six anses de cuir qui permettent le ramassage sans mettre pied à terre et l'arrachage des mains de l'adversaire, doit impérativement se ramasser en mouvement et ne peut être tenu en mains plus de 10 secondes par un même cavalier. Un arbitre à cheval (sur le terrain) et un arbitre de chaise (type arbitre tennis) sur le bord de touche, relié entre eux par radio, font respecter des règles très strictes qui permettent au jeu de se dérouler loyalement et en sécurité.
Le horse-ball est un sport d'engagement physique, tant pour le cheval que pour le cavalier et exige donc également des qualités de fair-play de la part des joueurs. Les fautes sont sanctionnées par des pénalités, de la P1 (la plus importante) à la P3. L'arbitre peut également sanctionner un joueur par un carton jaune ou rouge.
Pour en savoir un peu plus...
Au début de chaque période, la balle est placée par l'arbitre au milieu de la ligne des dix mètres dans le camp qui bénéficie de l'engagement et l'équipe qui engage doit se placer avant la ligne des dix mètres. Les joueurs de l'équipe qui défend sont placés dans leur camp dans le sens du jeu. Au signal de l'arbitre, l'équipe qui, après tirage au sort, a bénéficié du coup d'envoi va se saisir de la balle au galop (photo 3).
Les touches (photo 4) sont des remises en jeu comme au rugby qui s'effectuent depuis le centre du terrain, après chaque but par l'équipe qui vient de prendre un but ou lorsque le ballon sort des limites du terrain sur les petits côtés par l'équipe qui n'a pas mis la balle dehors. Toute défense doit se faire dans le sens du jeu.
Le marquage est l'action de porter son cheval au contact du cheval de l'adversaire alors en possession de la balle afin de ralentir sa marche, de dévier sa trajectoire.
Il est interdit de marquer un joueur à plus de 45°, le marquage n'est autorisé que dans le sens de la marche du porteur de la balle.
Il est interdit
- de ceinturer l'adversaire.
- de pousser ou de retenir avec la main.
- de percuter avec le poing, l'avant-bras, le coude ou la tête, aussi bien pour défendre que pour attaquer.
Sous peine d'encourir une pénalité, on ne peut en aucun cas faire une action de marquage sur un joueur non porteur de la balle. On peut, par contre, par un marquage de position, suivre tous ses déplacements à condition de ne gêner en rien sa liberté de mouvements.
Un joueur peut tenter, à l'aide d'une main seulement, de s'emparer de la balle en possession d'un adversaire (photo 5). La prise de balle étant effectuée, si une lutte s'établit entre deux joueurs, c'est seulement à la force d'une main, du bras et de l'assiette que l'arrachage pourra être joué.
En cours d'arrachage, les joueurs ne peuvent changer la balle de main.
Dans cette phase de jeu, il est interdit de se tenir ou de s'appuyer à tout élément du harnachement et à toute partie du corps du cheval. Lorsque deux joueurs se disputent le ballon et qu'aucun des deux n'arrive à l'arracher à l'autre, l'arbitre siffle une pénalité en faveur de l'équipe qui défend.
Harnachement et Protection
Avant chaque match le cavalier doit présenter son cheval au contrôle vétérinaire. Celui-ci juge da la capacité du cheval à prendre part à un match de horse-ball.
Le cheval doit obligatoirement être équipé de protections aux quatre membres (type guêtres de soutien, coques et/ou bandes polos,...) ainsi que de quatre cloches. Un bridon classique, une selle mixte ou d'obstacle, une martingale fixe et une sangle de ramassage complète l'harnachement du cheval.
La sangle de ramassage est l'élément indispensable du joueur de horse-ball, elle relie les deux étriers et permet de ramasser les ballons en se penchant contre son cheval. Le cavalier doit obligatoirement porter un casque à mentonnière de type cross, des bottes et un pantalon d'équitation et un maillot aux couleurs de l'équipe numéroté devant et derrière. Les éperons sont facultatifs mais doivent être identiques; les éperons à molettes et dangereux sont interdits (seuls sont autorisés les éperons à bouts arrondis, longueur de tige de trois centimètres maximum).
Le port de la cravache est interdit sur le terrain et au paddock.
Le cavalier peut également porter une protection de dos et des genouillères (photo 6).
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